✶ 𝐌𝐈𝐌𝐎𝐒 𝟐𝟎𝟐𝟔 ✶
Le 43ème festival aura lieu du 𝐦𝐚𝐫𝐝𝐢 𝟑𝟎 𝐣𝐮𝐢𝐧 𝐚𝐮 𝐬𝐚𝐦𝐞𝐝𝐢 𝟒 𝐣𝐮𝐢𝐥𝐥𝐞𝐭.
Deux temps de rencontre, présentés sous forme de conférence intitulée « Conduire l’imaginaire », auront lieu le mercredi 1er juillet.
L’opération mentale effectuée par le spectateur qui accepte, le temps d’une représentation, de mettre de côté son scepticisme est en partie guidée par les artistes de la scène qui jouent à manipuler, par des effets de réalité et de vrai-semblant, le cadre de la fiction. Trois équipes artistiques, toutes lauréates de l’appel à projets « recherche en théâtre et arts associés » impulsé par la Direction Générale de la Création Artistique (DGCA) sont invitées à partager les outils mis en œuvre dans leur processus de création. Ce programme permet de soutenir les recherches menées par des acteurs de la création en dehors de tout objectif immédiat de création de spectacle.
La compagnie Troisième Génération, associée à L’Odyssée, nourrit son écriture de la scène par des techniques de mime, du montage cinéma et de la bande-dessinée. Cette approche permet de conduire l’imaginaire du public, sans avoir besoin de recourir à l’explication narrative.
Yvain Juillard, artiste remarqué notamment dans les mises en scène de Joël Pommerat, nous dira comment, à partir des techniques de magie nouvelle mais aussi des sciences cognitives, il est possible de manipuler le cerveau du spectateur.
Arnaud Chevalier, de la compagnie L’Instant mobile, partagera quant à lui ses recherches autour d’une approche multisensorielle de l’œuvre d’art qui, jouant parfois avec des mélanges, des illusions ou des inversions des sens, est toujours en relation avec les techniques et connaissances disponibles sur la manière dont nous percevons le monde (à l’exemple de l’invention de la perspective qui donnera naissance au trompe l’œil).
L’après-midi, de 14h à 15h30, sera animée par Sofian Benzina, docteur en Études théâtrales. Sa pratique du stand-up permettra d’ouvrir à cette autre scène les questions de la création du récit et les mécanismes d’adhésion suscités par le « mentir-vrai »
L’histoire commence en 1983. Les temps sont alors à l’audace et à la créativité.
Au cours du mois de septembre 1983, Ginette et Paul Tellier, qui travaillent tous deux pour le centre culturel de la Ville, organisent à Périgueux un premier rendez-vous pour les arts du mime. Quatre spectacles sont accueillis et des centaines de spectateurs se réunissent autour de ces propositions originales. En quelques années, l’évènement trouve son public et en 1987, c’est Peter Bu, soutenu par la Ville qui devient directeur artistique du festival désormais nommé MIMOS. Il écrira la légende de ce rendez-vous rituel de l’été pour les périgourdins, les professionnels du mime et des arts du geste et des touristes de passage parfois transformés en aficionados du festival.
Quelques directions artistiques plus tard, cette aventure qui mêle formes expérimentales et propositions familiales continue de puiser sa force dans un engagement inédit pour une esthétique peu représentée. Le public y découvrira différentes palettes du mime, sa richesse, puis sa diversité.
Conscient de cette singularité et désireux de conserver cet héritage, le festival entame un processus de conservation dès 1989, en décidant de faire des captations vidéo de la majorité des spectacles accueillis pendant les éditions successives. Elles sont aujourd’hui disponibles sur la plateforme numérique Somim.
Depuis 2001, c’est l’association L’Odyssée qui porte le festival. En inscrivant les Arts du Mime et du Geste au cœur de son projet artistique, la scène conventionnée affirme sa singularité dans le paysage national.
Mimos est aujourd’hui un lieu référent pour la formation, la création, et la diffusion des pratiques artistiques relevant du mime et des arts du geste.
Le soutien constant de la Ville de Périgueux, de la Drac Nouvelle-Aquitaine, de la Région Nouvelle Aquitaine, du Département de la Dordogne et de la communauté d’agglomération du Grand Périgueux permet au festival de continuer à s’inventer et de se positionner comme rendez-vous incontournable du début de l’été.
Pour la quarante troisième fois, le festival prendra la Ville pour décor et investira les places, ruelles, parcs et salles de spectacles, en mettant au centre la vitalité de cet art au langage universel.